Expo « Cavalier mental » – 25 janvier-10 février 2018 : Florence Mirol

 

Le lieu multiple montpellier vous propose, avec l’invitation faite à Florence Mirol, la présentation de travaux artistiques témoins de lieux, de traversées.
En empruntant différents média tels la photographie, l’installation, la sérigraphie, l’écriture, le collage, la vidéo, l’artiste produit des oeuvres comme autant de projections, de transformations. Chacune procède d’un cadrage, d’une graphie, d’une esthétique, d’une composition précise.
« Sous différentes formes je développe un imaginaire mental lors de mes voyages, liant souvent le mot à l’image, créant un univers poétique et en devenir, évitant ainsi une narration didactique. Je cherche à opérer des déplacements, déconstruire, reconstruire, transformer ; créer une rencontre entre le texte et l’image ou rêves et réalités se chevauchent parfois. »
Depuis plus d’un an le travail de Florence Mirol s’articule autour du thème de « Tout ce qui ne touche pas terre », un espace de travail enveloppant les principaux axes de ses recherches artistiques : le déplacement, l’écoulement du temps, l’image qui change, le mot qui apparait…

Exposition du 25 janvier au 10 février 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 25 janvier à 18h

. Café art-philo samedi 3 février à 17h
Proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice
Renseignements et inscriptions : Myriam François 06 76 64 00 64

. Finissage samedi 10 février dès 15h30
Avec « lecture et tir automatique » de Florence Mirol

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Expo « Viscéral » – 16 novembre-2 décembre 2017 : Cendres Lavy, Alain Marciano, Julie Perin

Un an après l’exposition « Tenir à coeur », le lieu multiple montpellier réunit trois (autres) artistes qui nous tiennent (aussi) aux tripes, pour une confrontation d’univers où l’intimité s’expose sans retenue, viscéralement.

Plasticienne et philosophe, Cendres Lavy cultive dans ses travaux, protéiformes, une expression à la fois savante et primitive, intellectuelle et animale. La spontanéité du trait, le contenu débarrassé du politiquement correct mènent le jeu du dynamitage des « modèles » de société (morale, sexisme et identité), tels des coups de baguettes magiques de fées mutines et tapageuses… L’abrupt sous toutes les coutures, pour un regard frontal et intense.

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence … Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Ses dessins peuvent nous paraître simples et archaïques, un peu âpres, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit : « Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même ».

Julie Perin est (également) artiste plasticienne, ce n’est pas une mince affaire. Etant elle-même sa matière première, elle collectionne, fétichise, met en scène, écrit, dessine, … sur son corps, ses mutations, ses sécrétions, ses rêves, ses actes ou ses pensées. Bouts de nous-même au quotidien, particules élémentaires de ce que nous sommes aussi, ses travaux en rouge, rose et noir s’offrent en cabinets de curiosités pour mieux voir en miroir nos intérieurs de vie.

Exposition du 16 novembre au 2 décembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 16 novembre à 18h

. Café art-philo samedi 18 novembre à 17 h : « L’insouciance, une manière d’être ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
Renseignements et inscriptions : Myriam François 06 76 64 00 64

. Finissage samedi 2 décembre dès 15h30

Exposition réalisée en partenariat avec N°5 Galerie

 

Expo « LHGBTQWALC » – 7-23 septembre 2017 : Anne-Lise Coste

En collaboration avec notre partenaire N°5 Galerie, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.

Le lieu multiple montpellier a le plaisir d’accueillir dans ses murs Anne-Lise Coste, revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York.
Si Anne-Lise Coste « emmerde (toujours) tous les systèmes de contrôle », elle nous propose ici en prime une accroche très duchampienne, clin d’oeil au militantisme Queer. Titre à prendre, qui sait, comme l’envie d’éveiller/de réveiller en nous une énergie libératrice et d’étancher une soif d’hédonisme, en réaction aux méfaits dévastateurs des règles et pesanteurs régissant le fonctionnement du monde d’aujourd’hui.
Cet acte poétique radical que nous montre à voir l’artiste résonnera, peut-être, comme une invitation à casser les chaines qui nous entravent…

Zurich juin 2017, 21h47, dans un bel  appartement chaleureux, neuf et bien décoré. Ma belle-sœur (38ans) et son voisin (environ 40) dégustent du vin rouge au coin d’une table en bois. Je rentre d’un rendez-vous annulé, mon amie a dû s’occuper de son fils plus tard qu’elle ne l’espérait, pas de vodka tonic au cocktail bar. Elle était très désolée, j’ai tout fait pour la rassurer. J’en ai profité pour marcher sous la pluie sans parapluie, l’air était chaud, tropical c’est toujours bien.

Je me défais de mes chaussures trempées, je vais dire un rapide bonsoir car du coup je vais regarder la deuxième mi-temps de la finale de la ligue des champions Real Madrid – Juventus de Turin. Beau match, plein de buts. Je lis un peu avant de m’endormir. Pas plus. 
Le lendemain, N, ma belle-sœur me fait part du grand étonnement de R, son voisin, la veille face à mon « Je vais regarder le match ». 
Il lui a demandé – une fois que j’ai quitté la cuisine pour le canapé télé – « Vraiment, elle va regarder le match là, c’est sérieux elle aime le foot ? »

Oui.

Oui oui oui oui oui oui oui oui oui.

Oui, une femme peut aimer le foot

Oui.

Et Une femme peut aimer le sexe

Une femme peut aimer le bleu

Une femme peut aimer les poires

Une femme peut aimer la cuisine au feu bois

Une femme peut aimer le design

Une femme peut aimer la pizza aux trois fromages

Une femme peut aimer les êtres humains

Une femme peut aimer une femme

Une femme peut aimer le cul

Une femme peut aimer l’argent

Une femme peut aimer la liberté

Une femme peut aimer le sang

Une femme peut aimer la laideur

Une femme peut aimer le jambon

Une femme peut aimer les films noirs

Une femme peut aimer les éponges

Une femme peut aimer les voitures

Une femme peut aimer les chats

Une femme peut aimer boire à la bouteille

Une femme peut aimer les faits historiques

Une femme peut aimer planter des choux

Une femme peut aimer les autoroutes

Une femme peut aimer le jazz

Une femme peut aimer les algorithmes

Une femme peut aimer la drogue

Une femme peut aimer son ventre

Une femme peut aimer les tiroirs

Une femme peut aimer le gel

Une femme peut aimer les assiettes

Et aussi les hommes, les chevaux, les pierres précieuses, le sable, la mort, le vent, la voile, la géographie, la glace, la merde, la religion, le mariage, les moulins, les plantes grasses, les roses roses, les montres, les expositions de Lee Lozano, les fleuves, les CDs, le poivre, l’odeur du diesel, les déserts, les os, les bouts de bois , la terre.

ALC

Exposition du 7 au 23 septembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 septembre à 18h
. Café art-philo samedi 9 septembre à 17h : « L’art : subversif ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
. Finissage samedi 23 septembre dès 15h30

Dans le cadre de notre partenariat avec N°5 Galerie, Anne-Lise Coste participera également à l’exposition « Exercices de style #2 », avec Hélène Hampartzoumian et Roman Viguier, du 12 septembre au 28 octobre 2017 En savoir plus

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Expo « Résistance des formes » – 1-17 juin 2017 : Mounia Kansoussi, Elvia Teotski

 

Le lieu multiple montpellier prend l’allure d’un étrange conservatoire pour accueillir les œuvres d’Elvia Teotski  et de Mounia Kansoussi. Entre études scientifiques et œuvres d’art leur travail, à travers la notion de temps, questionne la forme dans son impermanence.

De ses premières études en agronomie, Elvia Teotski a gardé un intérêt pour les matériaux précaires, instables et les transformations de la matière. Les œuvres qu’elle nous présente mettent à l’épreuve la capacité de résistance de la forme. Faites de matériaux organiques livrés aux éléments extérieurs, présentées sous forme de vidéo, de photographie ou d’installation, ces collections de formes étranges évoquent de mystérieuses découvertes scientifiques et nous transportent dans une autre temporalité, celle d’une archéologie future. Fruits de patientes expérimentations, ces formes portent en elles la mémoire de leur lente élaboration, leur propre process. Comme un ensemble de traces elles nous interrogent sur leur antériorité et à la fois leur (notre) devenir. Si la forme ingrate que le temps, l’air, l’eau leur ont imposé tend vers l’informe, elles luttent pour la conserver.

Les dessins de Mounia Kansoussi semblent y répondre par la rigueur de la géométrie. Tracés à main levée, les modules minutieusement construits à la surface du papier se présentent comme des variations architecturées. Parce qu’ils fonctionnent sur le principe du contenant/contenu, parce qu’à chaque forme correspond sa contre forme, ceux-ci portent en eux la potentialité d’un déplacement. Il suffirait d’un rien, que s’inclinent de quelques millimètres les lignes qui contiennent ces aplats bleus, pour laisser déborder leur masse fluide. Il suffit d’un rien, de quelques secondes de contemplation supplémentaires pour que le spectateur accomplisse le mouvement mental qui lui fera renverser ces formes architecturales comme excavées du papier, et qu’elles reprennent leur place et « rebouchent » l’espace laissé en creux, que toute trace s’efface et disparaisse.

Elvia Teotski  et Mounia Kanssoussi réinscrivent l’œuvre dans le temps, ce faisant elles nous demandent de prendre celui de la contemplation.
(Commissariat : Fabienne Gendre, Annick Macaire, Roman Viguier)

Exposition du 1 au 17 juin 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 1 juin à 18h

. Café art-philo samedi 10 juin de 17 à 19h
« La forme, source de vie ? »
Christophe Baudet, philosophe anime la rencontre. Myriam François l’accompagne, en tant que lectrice.
Participation : 5 euros / 3 euros adhérents association 2L2M (avec une consommation)
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : Myriam François 06 76 64 00 64

. Atelier d’écriture jeudi 15 juin de 18h30 à 20h30
proposé par Les Sentiers d’Ecriture et animé par Sonia Gouirand (attention : limité à 10 participants)
participation : 10 euros
renseignements et inscriptions (obligatoires) : sonia.gouirand@orange.fr

. Finissage samedi 17 juin dès 15h30

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Expo « Narration(s) – chapitre II » – 2-18 mars 2017

 expo_narration_chapitre2_2-18mars2017Huit artistes et une historienne de l’art autour du thème de la narration,
en trois chapitres dans trois galeries à Montpellier et à Sète…

Des œuvres, de plus en plus nombreuses, n’hésitent pas à se montrer « volubiles », voire « bavardes », développant sur les cimaises une atmosphère de récit autour et à l’intérieur d’elles, créant des narrations plastiques. La tentation littéraire de l’art n’est pas nouvelle, Dada et les Surréalistes au cours des années 1920 ont multiplié les pratiques hybrides. Depuis les années 1960, les enjeux se sont transformés et ont renouvelé les interactions entre les éléments textuels et visuels. Comment les pratiques artistiques actuelles travaillent-elles les formes littéraires, les régimes de fiction, de fabulation et d’histoires ?

La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir.

Sylvie Lagnier

Chapitre I :
N°5 GALERIE
23 février – 15 avril 2017
du mardi au samedi 10h-13 h et 14h-18h30

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier
3, rue de Moissac (tram Albert 1er)
34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18h
puis jusqu’au 18 mars 2017 (finissage)
du mercredi au samedi 15h30-19h

Chapitre III :
LATELIER Sète
9 – 18 mars 2017
du mercredi au samedi 15h30-19h

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voir la vidéo de la lecture-karaoké de Gilles Bingisser

Expo « Variables moments » – 12-28 janvier 2017 : Julien Bouissou, Joël Renard

Par cette invitation faite à Julien Bouissou et Joël Renard, le lieu multiple montpellier propose deux interprétations du travail de la forme dans la création artistique contemporaine, questionnant qui plus est les dimensions du geste et de la combinatoire des éléments…

La démarche plastique de Julien Bouissou emprunte la voie de différents supports et médiums (peinture, sculpture, photographie, installation, performance) dont chacun éclaire singulièrement sa recherche. Ici, il poursuit son travail  formel du geste (évoquant la calligraphie comme un manifeste de l’action de tracer) et du rapport matière/couleur/lumière. Issues de procédés techniques complexes de transferts entre supports-matériaux (plâtre, céramique) et pigments (acrylique, peinture en bombe,…), les oeuvres proposées en séries expriment pourtant merveilleusement la quête de sobriété. En écho, des photographies sont présentées, sur la base du corps comme sujet et support d’expérimentation d’effets de lumière.

Joël Renard aime à considérer des éléments empruntés au champ du dessin, de la sculpture traditionnelle ou à l’environnement quotidien (bois, béton, tissus, oranges séchées,…) comme source à construire des dialogues sans histoire, des paroles muettes. Loin d’être pensés comme des formes arrêtées mais plutôt comme des gestes inscrits temporairement, ses arrangements se caractérisent par leur nature à la fois fragile et humble, se jouant d’une probable faillite de la modernité. L’architectonique des formes devient construction cinétique de pacotille, au service de la dérision…

Exposition du 12 au 28 janvier 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 12 janvier à 18h
. Finissage samedi 28 janvier dès 15h30
avec performance de Julien Bouissou à 17h

Puis sur RV jusqu’au 4 février 2017

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voir la vidéo de la performance de Julien Bouissou

Expo « Tenir à coeur » – 24 novembre-10 décembre 2016 : Anabelle Fouache, Sylvia Hansmann, Lucie Techer

Par delà les épanchements médiatiques de nos temps modernes, le lieu multiple montpellier invite, avec cette exposition, à un retour aux fondamentaux. A l’organique et au psychique. Parce que cela nous tient à coeur. Parce que cela nous tient au corps.
Trois artistes, trois propositions plastiques mêlées pour nous rappeler que nous sommes faits de chair… et d’esprit.
Anabelle Fouache travaille à partir d’images faisant écho aux images mentales, hallucinées, inconscientes. Fascinée par le cinéma de David Cronenberg et son incarnation de la pensée en particulier, elle questionne le beau à travers des objets en lien avec l’intime. Ici, les matériaux organiques (latex, dents…) retravaillés entrent dans la composition de dispositifs artistiques ambivalents, en résonance symbolique et poétique avec des dessins anatomiques aiguisés.
Sylvia Hansmann poursuit lentement son dessin du chemin de la vie avec ses « petites coutures » sur filet XXL, semblant traduire les émotions qui refusent le rythme régulier du tracé d’un ECG. Ce travail de patience et de méditation, fil d’Ariane d’un voyage introspectif, est amené dans un va-et-vient avec des oeuvres photographiques qui participent de l’installation.
Lucie Techer axe ses études de beaux-arts dans la pratique expérentielle de la céramique et du dessin, autour du corps et de sa perception. Avec ses séries de coeurs de porcelaine ou de planches anatomiques qu’elle semble offrir en nombre, elle nous propose ici une interprétation originale du reliquaire…

Exposition du 24 novembre au 10 décembre 2016
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 24 novembre à 18h
. Finissage samedi 10 décembre dès 15h30, avec performance de Pascale Ciapp à 17h
Puis sur RV jusqu’au 17 décembre 2016

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voir la vidéo de la performance de Pascale Ciapp