Expo « Narration(s) – chapitre II » – 2-18 mars 2017

 expo_narration_chapitre2_2-18mars2017Huit artistes et une historienne de l’art autour du thème de la narration,
en trois chapitres dans trois galeries à Montpellier et à Sète…

Des œuvres, de plus en plus nombreuses, n’hésitent pas à se montrer « volubiles », voire « bavardes », développant sur les cimaises une atmosphère de récit autour et à l’intérieur d’elles, créant des narrations plastiques. La tentation littéraire de l’art n’est pas nouvelle, Dada et les Surréalistes au cours des années 1920 ont multiplié les pratiques hybrides. Depuis les années 1960, les enjeux se sont transformés et ont renouvelé les interactions entre les éléments textuels et visuels. Comment les pratiques artistiques actuelles travaillent-elles les formes littéraires, les régimes de fiction, de fabulation et d’histoires ?

La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir.

Sylvie Lagnier

Chapitre I :
N°5 GALERIE
23 février – 15 avril 2017
du mardi au samedi 10h-13 h et 14h-18h30

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier
3, rue de Moissac (tram Albert 1er)
34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18h
puis jusqu’au 18 mars 2017 (finissage)
du mercredi au samedi 15h30-19h

Chapitre III :
LATELIER Sète
9 – 18 mars 2017
du mercredi au samedi 15h30-19h

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voir la vidéo de la lecture-karaoké de Gilles Bingisser

Expo « Sculptures anonymes » – 31 mars-16 avril 2016 : Swen Renault (invité : Yannick Délen)

En 2013, Swen Renault se faisait remarquer* avec « Killing Becher », clin d’oeil malicieux au long travail du célèbre couple de photographes : même recherche formelle – sur Internet – de châteaux d’eau (mais en cours de destruction), même format, même encadrement, même mise en exposition…
Avec sa série « Sculptures anonymes », qui reprend le même titre que celui du premier livre des Becher, Swen Renault propose aujourd’hui le résultat d’une pratique protocolaire et régulière de la photographie, où le regard se pose sur des formes et choses du quotidien auquel on ne prête plus attention. Nombres d’entre elles en effet sont vouées à disparaitre en silence alors même qu’elles régissent inconsciemment nos façons de vivre une ville, un lieu, une époque.
Ces sculptures sont issus de la production industrielle de masse. Elles sont éphémères, trouvées au gré de marches, banales mais remplies d’attributs formels particuliers ou bien absurdes, drôles ou déconcertantes.
Elles sont anonymes car produites, placées, construites/détruites par un inconnu dont la portée du geste était dénuée d’attributs artistiques, dont l’intérêt premier n’était pas celle d’une création.
Pour son exposition au lieu multiple montpellier, Swen Renault invite Yannik Délen, camarade de promotion de l’Ecole nationale supérieure de la photographie. Ce dernier présente « Souhaits », un regard sculptural sur des mouchoirs pliés, banals objets du quotidien proposés comme sujets de contemplation…

*Prix Réponse Photo Boutographies 2014 et 1er Prix OFF festival 2015

Exposition du 31 mars au 16 avril 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 31 mars à 18h
Lelieumultiplemontpellier_Alexandre_Bena_16avril2016_1Finissage le samedi 16 avril dès 15h30
+ rencontre avec Alexandre Bena
autour de son travail photographique
« ça sent le sapin »
(puis sur RV jusqu’au 7 mai 2016)

 

 

Swen Renault et Yannick Délen seront également exposés au n°5 galerie à Montpellier (5 rue Ste Anne) du 4 mars au 28 mai 2016

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Expo Boutographies – 4-25 avril 2015 : Carruzzo&Lenthéric / Alexandre Bena / Stéfane Despax

(Dans le cadre de la section « Hors les murs » des Rencontres photos « Les boutographies »)

« Inbetween is always better_»

«(…) L’humain est au delà des genres, au delà des sexes, des races, au delà de l’ego, vivant en métamorphose.
C’est dans cette fluidité, dans cette faculté de métamorphose qu’est, ou plutôt que marche, que glisse, que court, que se meut, se transforme l’humanité. Nous naissons mouvants, ne nous fixons à aucune illusion égotique, à aucun «je» économique. À aucun sexe. A aucun genre.(…) »
Isabelle Sorente, in Je suis une créature

En 2011, Sébastien Lenthéric et Axelle Carruzzo découvrent le travail de la photographe et écrivaine Claude Cahun (1894-1954) et démarrent ensemble le projet “Cas_1” qui entremêle théâtre, vidéo, concert et performance autour de la figure de l’Hermaphrodite. Depuis, ils partagent cette interrogation sur le Genre au-delà du sexuel, un questionnement rituel politique et mythologique sur l’identité intime et la multiplicité d’être au monde.
Fille ou garçon ? La réponse n’est parfois pas si évidente. Quand parents, médecins et psychologues doivent composer avec l’intersexualité…
Si l’on en croit les statistiques, tout nouveau-né est soit un garçon, soit une fille.
Et pourtant, ce n’est pas toujours aussi simple à déterminer. Le sexe biologique d’un être humain s’exprime en effet à plusieurs niveaux et chez les intersexué(e)s, l’apparence physique ne va pas forcément dans le même sens que les chromosomes.
Comme le note Tom Reucher psychologue clinicien « il peut exister dans la génétique des cas d’embryons chimériques ». Même si ces cas sont rares, ils existent dans la vie. Les individus qui en résultent comportent deux formules génétiques différentes dans diverses parties de leur corps. Ils ne sont pas spécialement reconnaissables ».
Ni d’un genre ni de l’autre : La chimère, figure récurrente dans notre travail, appartient au territoire de l’entre deux et, à l’égal de l’hermaphrodite, elle fait écho à une mythologie commune. Déplacer le débat du genre sur un terrain poétique et artistique, c’est sortir de la pensée binaire et dire que ces questions peuvent faire écho à tout un chacun.
L’exposition « Inbetween is always better_» est pensée comme un kaléidoscope qui confronte, met en regard, joue des identités multiples que composent les visions subjectives de plusieurs artistes.
À cette occasion, _carruzzo&lenthéric invitent Alexandre Bena et Stéfane Despax à partager ce jeu, qui nous rappellent que l’identité est aussi une question d’imaginaire.

Exposition du 4 au 18 avril 2015 : du mercredi au dimanche, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 9 avril à 18h
jusqu’au 22 mai : sur RV uniquement

lire l’article de Montpellier Magazine

lire l’article de Contemporanéités de l’art

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