Expo « Variables moments » – 12-28 janvier 2017 : Julien Bouissou, Joël Renard

Par cette invitation faite à Julien Bouissou et Joël Renard, le lieu multiple montpellier propose deux interprétations du travail de la forme dans la création artistique contemporaine, questionnant qui plus est les dimensions du geste et de la combinatoire des éléments…

La démarche plastique de Julien Bouissou emprunte la voie de différents supports et médiums (peinture, sculpture, photographie, installation, performance) dont chacun éclaire singulièrement sa recherche. Ici, il poursuit son travail  formel du geste (évoquant la calligraphie comme un manifeste de l’action de tracer) et du rapport matière/couleur/lumière. Issues de procédés techniques complexes de transferts entre supports-matériaux (plâtre, céramique) et pigments (acrylique, peinture en bombe,…), les oeuvres proposées en séries expriment pourtant merveilleusement la quête de sobriété. En écho, des photographies sont présentées, sur la base du corps comme sujet et support d’expérimentation d’effets de lumière.

Joël Renard aime à considérer des éléments empruntés au champ du dessin, de la sculpture traditionnelle ou à l’environnement quotidien (bois, béton, tissus, oranges séchées,…) comme source à construire des dialogues sans histoire, des paroles muettes. Loin d’être pensés comme des formes arrêtées mais plutôt comme des gestes inscrits temporairement, ses arrangements se caractérisent par leur nature à la fois fragile et humble, se jouant d’une probable faillite de la modernité. L’architectonique des formes devient construction cinétique de pacotille, au service de la dérision…

Exposition du 12 au 28 janvier 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 12 janvier à 18h
. Finissage samedi 28 janvier dès 15h30
avec performance de Julien Bouissou à 17h

Puis sur RV jusqu’au 4 février 2017

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voir la vidéo de la performance de Julien Bouissou

Expo « Tenir à coeur » – 24 novembre-10 décembre 2016 : Anabelle Fouache, Sylvia Hansmann, Lucie Techer

Par delà les épanchements médiatiques de nos temps modernes, le lieu multiple montpellier invite, avec cette exposition, à un retour aux fondamentaux. A l’organique et au psychique. Parce que cela nous tient à coeur. Parce que cela nous tient au corps.
Trois artistes, trois propositions plastiques mêlées pour nous rappeler que nous sommes faits de chair… et d’esprit.
Anabelle Fouache travaille à partir d’images faisant écho aux images mentales, hallucinées, inconscientes. Fascinée par le cinéma de David Cronenberg et son incarnation de la pensée en particulier, elle questionne le beau à travers des objets en lien avec l’intime. Ici, les matériaux organiques (latex, dents…) retravaillés entrent dans la composition de dispositifs artistiques ambivalents, en résonance symbolique et poétique avec des dessins anatomiques aiguisés.
Sylvia Hansmann poursuit lentement son dessin du chemin de la vie avec ses « petites coutures » sur filet XXL, semblant traduire les émotions qui refusent le rythme régulier du tracé d’un ECG. Ce travail de patience et de méditation, fil d’Ariane d’un voyage introspectif, est amené dans un va-et-vient avec des oeuvres photographiques qui participent de l’installation.
Lucie Techer axe ses études de beaux-arts dans la pratique expérentielle de la céramique et du dessin, autour du corps et de sa perception. Avec ses séries de coeurs de porcelaine ou de planches anatomiques qu’elle semble offrir en nombre, elle nous propose ici une interprétation originale du reliquaire…

Exposition du 24 novembre au 10 décembre 2016
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 24 novembre à 18h
. Finissage samedi 10 décembre dès 15h30, avec performance de Pascale Ciapp à 17h
Puis sur RV jusqu’au 17 décembre 2016

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Expo « L’aiguillon de l’inquiétude » – 14 septembre-1er octobre 2016 : Dominique Lonchampt

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De l’oeuvre emblématique de Dürer Melencolia, Dominique Lonchampt a prélevé ce volume intriguant, qui « aiguillonne » nos réflexions, nous renvoie à nos prétentions infinies, à l’expérimentation scientifique et aux spéculations mathématiques.
Ce polyèdre, froid, complexe et silencieux, est un résultat mental issu des recherches du graveur, également mathématicien. Il est confronté, dans cette exposition au lieu multiple montpellier, à la forme alvéolaire hexagonale produite par l’abeille, forme parfaite et efficace produite dans, par, et pour la nature.
L’espace est ainsi investi par les rencontres ludiques et questionnantes de ces volumes géométriques, « multipliées » par des miroirs qui piègent regards et présences.
Notre propre image s’ajoute aux dessins qui font référence aux mythes fondateurs de la condition humaine.
Nouveaux venus dans une nature fécondée par l’abeille depuis 110 à 140 millions d’années, il est pour nous ici question de prendre la mesure de nos responsabilités.
La proposition de l’artiste s’inscrit une fois de plus dans la permanence de son rapport au peu, au modeste, à l’inclassable, au multiple… qu’une forme de pensée analogique permet de rassembler pour questionner. Peut-être autour de la quête de la quadrature du cercle ?

L’installation de Dominique Lonchampt est accompagnée d’un environnement sonore proposé par Sébastien Ledentu, apiculteur (Urbee La miellerie urbaine)
Le dimanche 18 septembre, signature des livres d’artiste de Dominique Lonchampt réalisés pour les poèmes « Solitude d’Ulysse » de René Pons et « Valises ventilées » de Christian Skimao, en leur présence.

Exposition du 14 septembre au 1er octobre 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 15 septembre à 18h
avec buzz sonore proposé par Sébastien Ledentu
. Ouverture exceptionnelle dimanche 18 septembre
avec signature des livres d’artiste réalisés pour les poèmes «Solitude d’Ulysse» de René Pons et «Valises ventilées» de Christian Skimao
. Finissage samedi 1er octobre dès 15h30
Puis sur RV jusqu’au 15 octobre 2016

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Expo « lutter contre la fatigue du monde » – 2-19 décembre 2015 : Gilles Bingisser, Eve Maillot, Dominique Nicolas

A l’approche de Noël et de ses agapes consuméristes, le lieu multiple montpellier reprend pour sienne la phrase de Cioran (« lutter contre la fatique du monde ») et propose la rencontre de trois univers pour le moins singuliers, quelque part sans doute entre le désir et le manque : archives kafkaïennes que l’on tente d’arranger, inlassables traits qui emmènent à la méditation et obsession du collage minutieux et du travail bien fait…

Le cinéaste Eisenstein parlait du montage des attractions. Les agencements présentés par Gilles Bingisser fonctionnent comme une table de montage (les travaux sont parfois proposés sur une table d’archive), qui devient par proposition une table de montrage. Se promener parmi les fragments, c’est en quelque sorte accepter l’année zéro, être parmi les décombres et chercher une forme de reconstitution (au sens judiciaire)…

Eve Maillot pour sa part extrait les silhouettes, les trace sur la surface de la feuille, donnant une nouvelle réalité à ces contours d’image : des « peaux d’images ». Répétition du geste, jusqu’au silence, jusqu’à faire taire le monde, jusqu’à se retrouver vidée elle-même. Maintenant les remplir. Par une action lente et minutieuse, les remplir du fil d’Ariane. Les remplir de nœuds. Sac à nœuds. Pour que le regardeur, avec son imaginaire, sa vision du monde, sa propre richesse, recrée l’image.
Les dessins sur papier calque (série « années folles ») ou sur papier carbone rétroéclairé (série « Kaïros ») jouent avec la lumière, sont la lumière. Comment saisir l’insaisissable ? Chez les Grecs, le dieu Kaïros est un petit dieu ailé de l’opportunité, qu’il faut saisir quand il passe…

Par l’action des ciseaux, Dominique Nicolas coupe images et textes de leur réalité. Privés de leur sens iconographique et linguistique initial, ils deviennent libres, déracinés, disponibles pour l’artiste. Les contenus sans rapport entre eux se rencontrent par le collage. Moins la relation entre image et texte est évidente, plus le champ de l’imaginaire conscient ou
inconscient du lecteur est sollicité : alors il lutte. C’est sous la forme de petits formats réunissant une image simple, voire
très peu composée et un micro texte de quelques mots issu lui aussi du découpage que Dominique Nicolas nous apporte ici une nouvelle façon de redonner du souffle.

Exposition du 2 au 19 décembre 2015
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 3 décembre à 18h
Finissage le samedi 19 décembre dès 15h30 + performance (lecture musicale de Gilles Bingisser et Pierre Ayral) à 16 h

voir la vidéo de la performance de Gilles Bingisser, accompagné de Pierre Ayral et Bernard Vidal (lecture musicale « On arrive jamais en Arizona ») – 19 décembre 2015

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Expo « Mû » – 7-24 octobre 2015 : Geoffrey Badel, Anabelle Fouache, Eva Mulleras, Chloé Viton

lelieumultiplemontpellier_expo_Mu_7-24oct2015Mû : Participe passé du verbe mouvoir, Féminin : Mue.

Mû comme forme mouvante, apparaissant disparaissant en mémoire du regard, mû comme une émotion qui nous traverse soudain, mû comme sensation fragile et fugitive.
Mû comme un grain sous la peau, indice.
Mû : corpus, gestes mis à nu.
Mû comme une voix qui résonne, (se) murmure, mue secrètement signée en silence.

Une exposition comme un milieu changeant, en mutation, qui inspire, expire. Un lieu qui rêve, qui s’emplit et s’épuise d’images, de pages d’intranquillité.

Rien d’immuable, le spectateur est invité à saisir de multiples moments, des pièces en dilution, en suspension dans un temps qui s’égrène …

Déployer le geste, Dessiner, tracer, faire empreinte, faire corps. Accoucher du trait, en démêler sa ligne. Tirer, tendre. S’enfoncer dans la page, déchirer, plier, arracher. Détourer des corps, les effacer. Happer dans les profondeurs qui froissent. S’extirper de soi ; ex pressions en clair obscur.
Signes percés dans l’air, volutes du mouvement d’une baguette, danses des corps comme fluides. Dessiner : îles d’êtres.

Autour du salon du dessin contemporain de Montpellier drawing room, le lieu multiple montpellier propose une exposition protéiforme pensée par quatre jeunes artistes invités, Geoffrey Badel, Anabelle Fouache, Eva Mulleras et Chloé Viton, réaliseront un accrochage évolutif au fil du temps…

Exposition du 7 au 24 octobre 2015
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
ouverture exceptionnelle dimanche 11 octobre
Vernissage le jeudi 8 octobre à 18h (avec performance)
Finissage le samedi 24 octobre à 16h (avec performance)

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Expo « Drawing draw » – 1-11 octobre 2014 : Belkacem Boudjellouli / Claudie Dadu / Microclimax

Exposition de dessins, livres d’artistes et gravures (éditions Strobo)

Ces quatre artistes se sont réunis autour d’un projet d’exposition et d’édition concernant l’usage du dessin, primordial dans leurs travaux.
L’envie de rendre public et de conserver une trace dans le temps de leurs réflexions sur l’usage du dessin les a rassemblés et motivés. De plus, le dessin se prête particulièrement bien à la réalisation d’une édition imprimée.
Cette édition comprend un livre de Claudie Dadu (« Drawn by air and charnel love »), un livre d’artiste à colorier des Microclimax (« dess[e]in »), ainsi qu’une série de gravures de Belkacem Boudjellouli. Elle est conçue par les artistes permettant de conjuguer l’esprit ludique et le partage d’un espace dédié à l’usage du dessin.
Cette année, en écho à cette publication, seront présentées sur les cimaises des oeuvres
originales : acier découpé de Belkacem Boudjellouli ; cheveux sous verre de Claudie Dadu ;
empreinte murale de Microclimax (Carolyn Wittendal et Benjamin Jacquemet).
D’autre part, l’exposition au lieu multiple montpellier soulignera ou plus exactement surlignera
l’aspect installation qui se révèle être aussi un point commun dans la vision du dessin de ces quatre
artistes : qu’elles soient lignes de contour des découpes dans l’acier ou lignes organiques des
cheveux ou encore lignes issues d’images 3D, toutes celles-ci joueront avec les murs et l’espace où
elles seront installées.
Depuis plusieurs années, l’association Strobo a pour mission le développement de l’édition dans le
domaine des arts plastiques. Elle a notamment produit et diffusé des multiples d’artistes, permettant
la diffusion de l’art contemporain et offrant un vecteur efficace pour la promotion des artistes.

Belkacem Boudjellouli «Teufel und der ist rateau » acier découpé - 2014
Belkacem Boudjellouli «Teufel und der ist rateau » acier découpé – 2014
Claudie Dadu « Poires internationales d’art contemporain » cheveux sous verre - 2011
Claudie Dadu « Poires
internationales d’art contemporain » cheveux sous verre – 2011
Microclimax
Microclimax « Frioul » image 3D – 2014

Exposition du 1 au 11 octobre 2014
Du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h (ou sur RV)
Vernissage le jeudi 2 octobre à 18h30
Finissage et dédicaces le samedi 11 octobre à 17 h

télécharger le communiqué de presse (pdf – 230 Ko)

télécharger le dossier de presse (pdf – 1,7 Mo)

voir aussi : article Montpellier magazine – article Gazette de Montpellier

logoCRLRL’édition 2014 de livres et de gravures est réalisée avec la participation de STROBO Production, avec le soutien à l’édition de livres d’artistes de la Région Languedoc Roussillon

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