Expo « Du paysage… » – novembre 2020 (à préciser) : Virginie Blanchard, Océane Moussé, Jérôme Souillot

Trois artistes, trois médiums : le lieu multiple montpellier propose pour cette nouvelle exposition une incursion dans trois interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui…

Virginie Blanchard présente ici des tirages photographiques de différents chapitres de sa série « L’ordre des choses » : à des captations de paysages, mystérieux et aux échelles incertaines, sont amalgamés des dessins de machines des Arts et métiers et des schémas de mécanique. Extraits des manuels, simplifiés et parfois déformés, ils ont trouvé leur place à dessein dans ces horizons fragiles, comme une allégorie de la dialectique nature et culture.

Océane Moussé dessine, tout autant à l’encre de chine qu’à l’espace vierge du papier, des paysages naturels, où l’immensité semble conjuguée à la fragilité, le tout dans une partition silencieuse. Chaque trait dessiné achemine vers la réalisation d’un travail du temps sur le temps, quand l’artiste distend la fugacité pour questionner un monde en perpétuel recommencement : le paysage représenté est ici miroir des émotions devant une réalité éphémère s’offrant au regard.

Jérome Souillot œuvre souvent à l’interface du graphisme et de la performance. Son travail de dessin aborde les sujets de la vie intime… et rêvée. Avec « Je reste là », il s’agit bien de paysages mentaux, représentés à différentes échelles, que l’artiste nous donne à voir, nous invite à explorer, jusqu’à – pourquoi pas – s’y perdre. « Souvent, l’acuité vient en disparaissant » nous dit-il, comme une ode à l’abandon de soi.

Vernissage …
Exposition en novembre 2020
(dates à préciser)
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

RDV clap de fin …

Expo « Drawing draw #4 » – 3-26 septembre 2020 : Joëlle Bondil, Peter Lökös, Thilleli Rahmoun

Le lieu multiple montpellier et N5 Galerie font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, découvrons le travail de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun

Le dessin de Joëlle Bondil repose sur un vocabulaire primitif, minimaliste : des points, des traits. Les maillages obtenus capturent subtilement, tels des filets, notre attention. Par-delà la minutieuse exécution, l’artiste transcende la frontière entre dessin et volume et nous amène à nous interroger sur ce que nous voyons : du minéral à l’organique, du topographique au cosmologique… Le motif (à double sens) nous convoque : pourquoi faire parler « ce qui ne dit mot » ? Et « où va-t-on chercher tout ça » ?

L’univers de Peter Lökös est généralement construit autour des sens, de l’intime… et de l’étrange. Avec sa proposition Kronos, le jeune artiste nous embarque dans une évocation multisensorielle de l’existence et du temps qui passe, avec une installation-concept conjuguant mécanisme sonore, empreinte, affiche-slogan et dessins. Ces derniers se répartissent en trois chapitres : le mobilier du quotidien, le corps anatomique (plus ou moins déformé, monstrueux), la rencontre/le mèlement…

Alger, Paris, Medellín, Madrid, Barcelone … : Thilleli Rahmoun est une artiste libre, sans frontières. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Les situations représentées, composées d’objets (souvent liés à la force et au contrôle sociétal), d’éléments de paysage urbain, d’animaux et de végétaux, subliment et dénoncent à la fois notre monde actuel. Avec « tous ces trucs qui font que c’est difficile de se poser », l’existence est fragile, mais au diable la peur de tomber…

En partenariat avec N5 Galerie, qui propose de découvrir les travaux de Marie Havel et Amélie Joos.

Vernissage jeudi 3 septembre à 18h

Exposition du 4 au 26 septembre 2020
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

RV « 5 à 7 » samedi 5 septembre à 17h
en présence des artistes

RDV Ultime samedi 26 septembre 17h>19h
avec lecture augmentée de Gilles Bingisser
et performance de Peter Lökös

Expo « Matsutake » – 7-30 novembre 2019 : Clément Philippe, Anne Pons

Le lieu multiple montpellier propose avec cette exposition un dialogue entre deux artistes, de générations et de parcours différents, mais qui abordent dans leur travail une réflexion sur le rapport homme-nature, dans ce siècle où l’accélération des risques industriels et environnementaux pose la question de la persistance et du temps…
Clément Philippe est un artiste jeune, préoccupé par l’anthropocène. Ses créations proposent des formes poétiques en utilisant des images ou des produits de l’industrialisation, parfois toxiques (plomb, cuivre), souvent en évolution dans le temps du fait de processus chimiques (oxydations, combustions…). Ainsi, les expérimentations empiriques, clins d’oeil aux pratiques de l’alchimie, servent la dialectique art autodestructeur / auto-créatif de l’artiste … et nourrissent la réflexion autour du mythe Prométhéen et de la réponse survivaliste actuelle.
Anne Pons, pour sa part, travaille avec différentes pratiques et techniques, de façon humble, lente et simple. Comme cette série de dessins au crayon de couleur, individuellement monochromes, dont le tracé semble la représentation d’un lieu, alors que la main circule seulement sur la feuille comme par analogie avec la marche et les déambulations dans le paysage. Ou encore les « Pardessus », assemblages cousus de formes (fidèles à un motif récurent servant de gabarit), découpées dans différents matériaux -naturels le plus souvent- et parfois recouverts d’éléments végétaux : lichens ou lunaires (monnaie du pape). Ces derniers, issus de pérégrinations diverses, convoquent par d’autres biais les espaces et les différents temps liés au vécu.
Le travail dans son ensemble agit tout autant en retenant qu’en offrant.
Les gestes et les matériaux choisis, par leurs origines et leurs contraintes propres, posent, dans leur emploi, la question de notre emprise et laissent une part à ce qui « échappe ».

Vernissage jeudi 7 novembre à 18h
Exposition du 8 au 30 novembre 2019
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur rendez-vous

RDV clap de fin samedi 30 novembre 17h>19h
En présence des artistes

Expo « Drawing draw #3 » – 6-28 septembre 2019 : Yves Helbert, Rose Lemeunier, Anne Saligan

Le lieu multiple montpellier propose, en partenariat avec N5 Galerie, une 3e édition de Drawing draw, regards croisés d’artistes privilégiant la pratique du dessin, sous des formes diverses.

Artiste autodidacte, Yves Helbert a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec distance, il fait de la figure humaine le principal support de son travail. Dans sa série des ego-portraits, Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

À partir d’un travail préalable de photographies d’univers urbains délétères (terrains vagues, zones industrielles, autoroutes…), Rose Lemeunier fait naître un dialogue avec d’autres formes, végétales ou minérales. Opérant l’image initiale par des « virgules » au scalpel (retraits) ou au crayon de couleur (rajouts), la proposition devient dessin, hommage discret à la sublimation des paysages par les impressionnistes ou aux Déluges de Léonard de Vinci. Par la métamorphose, l’artiste magnifie également la force de résilience de la nature sur les pressions humaines.

Anne Saligan mène un travail artistique militant. Inspirée par le collectif brésilien Mais amor por favor qui lutte contre la haine, la discrimination et les exactions, elle met en scène ici des violences policières lors de manifestations, traitées de manière presque chorégraphique : beauté du motif versus violence du sujet, liens entre opprimés et oppresseurs… L’ensemble fait figure, l’ensemble fait front, et les physalis (aussi appelées « amour en cage ») tentent de contenir, de s’opposer voire de s’imposer comme message symbolique d’ouverture…

Vernissage jeudi 5 septembre à 18h

Exposition du 6 au 28 septembre 2019
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur rendez-vous

. Café art-philo samedi 14 septembre 17h>19h
proposé par Les artisans de la philo

. Rencontre « Art et Tarot de Marseille » vendredi 20 septembre 18h>20h
proposée par Thilleli Rahmoun, artiste

. RDV clap de fin samedi 28 septembre 17h>19h
en présence d’artistes

Expo « Feature/Figure » – 4-20 avril 2019 : Cédric Torne invite Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau

 

Une fois de plus, N5 Galerie et le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.

L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’œil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

A N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.
> Exposition du 2 avril au 18 mai 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes (Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau) à s’emparer de reproductions de ses dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, volumes, dessins, écrits…
> Exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 4 avril de 17h à 20h30 avec lecture de Gilles Bingisser
. Concert Pascal Battus + Mathieu Bec mercredi 17 avril à 19h (participation 5 euros)

Voir la vidéo de la lecture de Gilles Bingisser (4 avril 2019)

Voir la vidéo du concert de Pascal Battus et Mathieu Bec (17 avril 2019)

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Expo « Life is life » – 7-23 février 2019 : Denis Brun, Thomas Rimoux

Le lieu multiple montpellier a le plaisir non dissimulé d’exposer pour sa première expo de l’année 2019 deux artistes qui, à un peu plus de quarante (ou cinquante) ans, ne sont pas encore vraiment connus sur la scène internationale. Ils n’y ont donc pas grand chose à perdre et nous, qui sait, presque tout à gagner…
Denis Brun, après des études aux Beaux-arts de Sète puis de Nice, s’est donc déclaré artiste freestyle. Il colle, peint, dessine, photographie, modèle, cuit, coud, assemble, filme, joue de la musique de façon baroque … et rigoureuse à la fois. Son existence (et ses remous) étant le sujet au centre de son expression, il s’efforce de créer des histoires à tendances abstraites, sans la moindre hiérarchie entre les médias utilisés, afin qu’il en résulte une forme de narration fictionnelle prenant ses origines dans ce que l’on imagine être le sens commun. Avec son autre moi Toshiro Bishoko et sa musique low-fi, Denis Brun nous offre ici une bien belle proposition fun et tragique, customisée art contemporain.
Thomas Rimoux, autre électron libre touche-à-tout, est pour sa part sorti du milieu de l’industrie cinématographique et des outils du numérique. Sa pratique artistique le conduit à détourner les normes esthétiques du grand algorithme, en se jouant comme un enfant des codes qui gouvernent la vie des adultes : ivresse du pouvoir, vanité, cupidité. C’est donc davantage autour des clichés sociétaux que Thomas Rimoux nous propose à voir ici son oeuvre joueuse, faite de papiers découpés, gouaches dégoulinantes et autres sorties d’imprimantes…

Exposition du 7 au 23 février 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 février à 18h
. Concert Toshiro Bishoko vendredi 22 février à 19h
. Café art-philo samedi 23 février à 17h
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François)

Réalisé en partenariat avec N5 Galerie

Voir la vidéo du concert de Thosiro Bishoko (extraits)

Lire l’interview de Denis Brun par les Editions de l’Obsidienne

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Cycle « Gestes/poses » – 6-8 décembre 2018 : Audrey Anselmi, Patrice Barthès, Emmanuelle Latour, Nathalie Sapin

le lieu multiple montpellier propose sur 3 jours un cycle d’évènements autour du geste performatif et chorégraphique, associés à une monstration d’images (photographies et film) tirés ou nourries de ces propositions.
Dans OBTA, Audrey Anselmi et Patrice Barthès interprètent un espace temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Ils tournent autour d’une sphère lumineuse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans un bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement. La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent une forme en mouvement qui génère une tension sensuelle toute en retenue…
Nathalie Sapin propose par la suite une captation vidéo de la performance, ainsi qu’une exposition de photographies, fidèles ou délibérément plus abstraites…
Avec Manuel de la disgrâce, Emmanuelle Latour nous confronte, non sans humour, au dictat de la beauté et de la jeunesse normalisées, en ré-interprétant la méthode de « lifting au naturel » usant de la gymnastique faciale. Entre la Bête et la Belle le fil est ténu et les poncifs insistants…
En parallèle, l’artiste propose des tirages de la série photographique Morphe, où il est question de tendre étrangeté, inexpliquée, différente mais inoffensive, tant que l’on ne cherche pas à la conformer à la réalité.

Programme du 6 au 8 décembre 2018 :
. jeudi 6 décembre à 19h30 : « OBTA », performance d’Audrey Anselmi et Patrice Barthès. Participation 3 euros. Jauge limitée (séance supplémentaire possible à 20h30) – inscription en ligne
. vendredi 7 décembre à 19h30 : « Manuel de la disgrâce », performance d’ Emmanuelle Latour (Cie La Primate). Participation 3 euros. Jauge limitéeinscription en ligne
. vendredi 7 et samedi 8 décembre de 15h à 19h : expositions photos « MORPHE » d’Emmanuelle Latour et « OBTA » de Nathalie Sapin (+film). Entrée libre
. samedi 8 décembre à 17h : café art-philo « Si tout bouge, alors rien ne bouge ? »
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François). Participation libre, gratuit pour les adhérents à l’association 2L2M

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Expo « drawing draw #2 » – 6-22 septembre 2018 : Inhee Ma, Céline Marin, Maxime Parodi

 

Autour de Drawing room 2018, le lieu multiple montpellier propose, en partenariat avec N°5 Galerie, une 2e édition de Drawing draw, regards croisés d’artistes privilégiant la pratique du dessin, sous des formes diverses.
Tout juste diplômée des Beaux-Arts de Montpellier, Inhee Ma s’essaie à brouiller la frontière dessin-sculpture et à interroger la relation des matières, entre la souplesse de la peau et la rigidité du bois. Ainsi, ses dessins de formes corporelles sur plaques de bois cintrées font oeuvre architecturale et lieu d’expérience, invitant à la déambulation autour et dans les installations. A la sensualité immédiate répond un processus lent d’effacement du dessin inéluctable, en écho à notre propre vieillissement…
Céline Marin pour sa part représente au crayon des figures dans une absence de décors, paysages ou autres environnements afin que chacun puisse y projeter son paysage mental, transformant une réalité banale en une fiction poétique. Avec la série Tribu minute, la pratique combinatoire de l’artiste l’amène à dessiner de redoutables curiosités, où les codes de l’appartenance à un groupe sont chamboulés. Au delà du documentaire social, versus surréaliste, Céline Marin se plait à imaginer une folle sarabande de mythologies extravagantes, où l’impossible existe bel et bien.
Maxime Parodi s’abreuve abondamment d’images issues de fictions diverses et variées. Il en retrace des projections, dessinées comme des récits fantasmés dans lesquels il prend une place, sa place, dans l’image comme dans la narration. Un jeu peut d’ailleurs potentiellement se construire dans la confrontation du public à ce groupement de scènes dessinées, questionnant le processus d’identification au travers du statut de personne ou de personnage…

Exposition du 6 au 22 septembre 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 6 septembre à 18h
. Master Class écriture créative samedi 8 septembre 15h>19h : « Merzbau writing »
Proposé par Gilles Bingisser. Inscription obligatoire (places limitées, 15/5 euros)
.
Café art-philo samedi 15 septembre 17h>19h

Proposé par Les artisans de la philo (renseignements : Myriam François 06 76 64 00 64)
. Finissage samedi 22 septembre dès 15h30

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Expo « Le genre idéal » – 24 mai-9 juin 2018 : Axelle Carruzzo, Anne Guillaume, Alain Marciano

En ce printemps, le lieu multiple montpellier vous propose, en partenariat avec N°5 Galerie, une exposition convoquant le regard de trois artistes sur le genre et l’identité.
Avec ses dessins, Axelle Carruzzo nous invite à nous questionner sur notre vision du monde s’il était dénué/dénudé de tout fonctionnement traditionnel, lié aux représentations sociales du genre. Inventer un autre moi, un autre corps qui ne veut pas se définir. Pousser le rêve vers la refonte d’une nouvelle mythologie, et, au-delà de l’esthétique, s’engager avec elle dans une quête absolue de liberté…
Photographe et vidéaste, Anne Guillaume nous propose ici un jeu de contemplation croisée, à partir de sujets filmés tels qu’ils se présentent à elle. Pensés comme une installation, ces portraits-vidéos mettent le spectateur en porte-à-faux, à la fois regardeur et regardé. Comme un voyage intérieur, calme et conscient, l’échange des regards nous situe dans notre présent, notre histoire, notre être.
A partir de l’imagerie érotique imposant des représentations du masculin et du féminin ultra-normées, les interventions radicales d’Alain Marciano explosent les tentatives de définition du « genre idéal ». Posant cet idéal comme un ultime diktat conduisant à l’aliénation, l’artiste renvoie un questionnement sur la construction de l’identité à travers le genre, même.

Exposition du 24 mai au 9 juin 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
(invités : Julien Bouissou/Florence Mirol et films courts lauréats du concours de l’Université de Montpellier contre les discriminations LGBTI)

. Vernissage jeudi 24 mai à 18h

. « Lena », performance de Christophe Beyler, jeudi 31 mai à 18h
 (voir la vidéo – extraits)

« Jean-Jeanne », lecture performance de Jean Felix, suivie d’un café art-philo « Dispute philosophique sur le genre » (proposé par Les artisans de la philo, Christophe Baudet et Myriam François) mercredi 6 juin à 17h30

. Finissage samedi 9 juin dès 15h30

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Expo « Anatomie(s) » – 22 mars-7 avril 2018 : Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Aurélie Denis, Colin G., Dominique Nicolas, Armelle de Sainte Marie

Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.

Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…
Gisèle Bonin est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
M.C. Conilh de Beyssac est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Clara Castagné est présentée au musée Atger, à N°5 galerie et au lieu multiple montpellier

Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’oeuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Aurélie Denis est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’oeil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Colin G est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…
Cécile Hug est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous…
Stéphanie Lobry est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Dominique Nicolas est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Armelle de Sainte Marie est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…
Nissrine Seffar est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Lieux et dates des expositions et évènements associés :

étape 1/ Musée Atger
du 7 mars au 13 avril 2018
lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
. Vernissage jeudi 8 mars à 18h
. Visite point de vue* mardi 20 mars à 12h
, avec Clara Castagné et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 21 mars à 17h30

étape 2/ N°5 Galerie
du 13 mars au 21 avril 2018
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
. Vernissage jeudi 15 mars à 17h
. Visite point de vue* vendredi 16 mars à 17h avec Cécile Hug et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 28 mars à 17h30

étape 3/ le lieu multiple montpellier
du 22 mars au 7 avril 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 22 mars à 18h
+ «le geste coupé», lecture d’Aurélie Denis
. Visite point de vue vendredi 23 mars à 17h avec Aurélie Denis et Dominique Nicolas
. Café art-philo samedi 31mars à 17 h : « le corps sujet, le corps objet »
proposé par Christophe Baudet, philosophe, et Myriam François, lectrice
. Atelier d’écriture mercredi 4 avril à 17h30
. Finissage samedi 7 avril à 15h30

voir un extrait de la lecture-performance d’Aurélie Denis

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