Expo « 50 artistes au lieu multiple montpellier / Florilège » – 23 mai-8 juin 2019

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Le lieu multiple montpellier, galerie associative d’art contemporain, a ouvert ses portes en mai 2014 dans le quartier Boutonnet – Beaux-arts. Nous souhaitons conjuguer exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques, pour une diffusion et une promotion des artistes la plus large possible. A travers expositions et évènements, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres acteurs culturels et sociaux du territoire, nous menons un travail de médiation vers des publics toujours attentifs et curieux. Ainsi, nous participons à une ouverture et à une démocratisation des expressions plastiques d’aujourd’hui.

A ce jour, le lieu multiple montpellier c’est au bout de 5 ans près de 30 expositions proposées et une soixantaine d’artistes présentés sur nos cimaises, 5 autres expositions accueillies, de nombreux évènements associés, des résidences d’artistes, une synergie d’action avec N5 galerie à Montpellier …et une reconnaissance comme lieu intermédiaire majeur pour la diffusion de l’art contemporain dans la région.

A l’occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité proposer un accrochage en cabinet d’amateur à 50 artistes qui ont collaboré avec nous par le passé, merci à eux de s’être prêtés au jeu avec enthousiasme !

Avec des œuvres de Geoffrey Badel, Patrice Barthès, Alejandro Berkonsky, Giles Bingisser, Régina Blaim, Julien Bouissou, Anne Bréguiboul, Axelle Carruzzo, Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Denis Brun, Pascale Ciapp, Anne-Lise Coste, Claudie Dadu, Yannick Delen, Aurélie Denis, Agnès Fornells, Colin G., Sébastien Granier, Sylvia Hansmann, Mounia Kansoussi, Amélie Joos, Emmanuelle Latour, Cendres Lavy, Dominique Lonchampt, Inhee Ma, Eve Maillot, Alain Marciano, Microclimax, Florence Mirol, Katie Montanier, Dominique Nicolas, Anna Novika Sobierajski, Gérald Panighi, Julie Perin, Olivia Pierrugues, Joël Renard, Thomas Rimoux, Nathalie Sapin, Delphine Sauret, Armelle de Sainte Marie, Helga Stüber-Nicolas, Elvia Teotski, Cédric Torne, Benedict Vallas, Roman Viguier, Chloé Viton…

Exposition du 23 mai au 8 juin 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h (sauf jeudi 30 mai)
. Inauguration festive jeudi 23 mai à 18h
avec buvette et petite restauration
. Café art-philo samedi 25 mai à 17h
proposé par Les artisans de la philo
. Lectures/performances jeudi 6 juin à 18h30 : Gilles Bingisser, Mathias Beyler et Régina Blaim, Julien Bouissou, Aurélie Denis, Emmanuelle Latour, Florence Mirol
avec buvette et petite restauration
. Finissage « Zut, place à la ZAT ! » samedi 8 juin dès 15h30

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voir la vidéo de la soirée « lectures & performances  » (6 juin 2019)

Expo « Waiting For The Sun » – 28 novembre-2 décembre 2018

visuelLe lieu multiple accueille cette exposition, organisée par l’association Carbone 14 regroupant les étudiants de deuxième année du Master conservation, gestion et diffusion des œuvres des XXe et XXIe siècles.

Les évènements de Mai 68 sont la source de profonds bouleversements sociaux et culturels qui les placent comme l’une des contestations les plus importantes de l’histoire de France du XXe siècle. Les utopies portées durant cette période ont mis en avant des notions d’autogestion, de communautarisme et de libération de l’individu sur le plan social. Sur le plan artistique, ces utopies ont pu se concrétiser à partir de la fin des années 60 par la volonté de réconcilier l’art et la vie.
Les utopies d’hier sont-elles les mêmes qu’aujourd’hui ? Waiting For The Sun a pour ambition de réunir des artistes des années 90 jusqu’à aujourd’hui (prêts du Fonds régional d’art contemporain Occitanie Montpellier)*. 20 ans plus tard, il s’agit pour les artistes de formuler leurs fantasmes au travers de leurs œuvres. La nouvelle génération d’artistes, composée d’étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier**, porte un regard nouveau sur les œuvres de leurs aînés tout en y apportant leur propre questionnement utopiste : Quelle est leur vision poétique de la socialité ? A quoi se rapporte leur idéal ?

* Artistes de la collection du Frac Occitanie Montpellier : Julien Audebert, Conrad Bakker, Philippe Parreno, Guillaume Paris
** Étudiants de l’école des Beaux-Arts de Montpellier : Lucas Ferron, Peter Lokos, Pauline Rosen Cros

Exposition du mercredi 28 novembre au dimanche 2 décembre 2018
de 15h30 à 19h
Vernissage le mercredi 28 novembre à 18h

Expo « Anatomie(s) » – 22 mars-7 avril 2018 : Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Aurélie Denis, Colin G., Dominique Nicolas, Armelle de Sainte Marie

Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.

Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…
Gisèle Bonin est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
M.C. Conilh de Beyssac est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Clara Castagné est présentée au musée Atger, à N°5 galerie et au lieu multiple montpellier

Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’oeuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Aurélie Denis est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’oeil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Colin G est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…
Cécile Hug est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous…
Stéphanie Lobry est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Dominique Nicolas est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Armelle de Sainte Marie est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…
Nissrine Seffar est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Lieux et dates des expositions et évènements associés :

étape 1/ Musée Atger
du 7 mars au 13 avril 2018
lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
. Vernissage jeudi 8 mars à 18h
. Visite point de vue* mardi 20 mars à 12h
, avec Clara Castagné et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 21 mars à 17h30

étape 2/ N°5 Galerie
du 13 mars au 21 avril 2018
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
. Vernissage jeudi 15 mars à 17h
. Visite point de vue* vendredi 16 mars à 17h avec Cécile Hug et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 28 mars à 17h30

étape 3/ le lieu multiple montpellier
du 22 mars au 7 avril 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 22 mars à 18h
+ «le geste coupé», lecture d’Aurélie Denis
. Visite point de vue vendredi 23 mars à 17h avec Aurélie Denis et Dominique Nicolas
. Café art-philo samedi 31mars à 17 h : « le corps sujet, le corps objet »
proposé par Christophe Baudet, philosophe, et Myriam François, lectrice
. Atelier d’écriture mercredi 4 avril à 17h30
. Finissage samedi 7 avril à 15h30

voir un extrait de la lecture-performance d’Aurélie Denis

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Expo « Viscéral » – 16 novembre-2 décembre 2017 : Cendres Lavy, Alain Marciano, Julie Perin

Un an après l’exposition « Tenir à coeur », le lieu multiple montpellier réunit trois (autres) artistes qui nous tiennent (aussi) aux tripes, pour une confrontation d’univers où l’intimité s’expose sans retenue, viscéralement.

Plasticienne et philosophe, Cendres Lavy cultive dans ses travaux, protéiformes, une expression à la fois savante et primitive, intellectuelle et animale. La spontanéité du trait, le contenu débarrassé du politiquement correct mènent le jeu du dynamitage des « modèles » de société (morale, sexisme et identité), tels des coups de baguettes magiques de fées mutines et tapageuses… L’abrupt sous toutes les coutures, pour un regard frontal et intense.

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence … Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Ses dessins peuvent nous paraître simples et archaïques, un peu âpres, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit : « Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même ».

Julie Perin est (également) artiste plasticienne, ce n’est pas une mince affaire. Etant elle-même sa matière première, elle collectionne, fétichise, met en scène, écrit, dessine, … sur son corps, ses mutations, ses sécrétions, ses rêves, ses actes ou ses pensées. Bouts de nous-même au quotidien, particules élémentaires de ce que nous sommes aussi, ses travaux en rouge, rose et noir s’offrent en cabinets de curiosités pour mieux voir en miroir nos intérieurs de vie.

Exposition du 16 novembre au 2 décembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 16 novembre à 18h

. Café art-philo samedi 18 novembre à 17 h : « L’insouciance, une manière d’être ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
Renseignements et inscriptions : Myriam François 06 76 64 00 64

. Finissage samedi 2 décembre dès 15h30

Exposition réalisée en partenariat avec N°5 Galerie

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Expo « LHGBTQWALC » – 7-23 septembre 2017 : Anne-Lise Coste

En collaboration avec notre partenaire N°5 Galerie, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.

Le lieu multiple montpellier a le plaisir d’accueillir dans ses murs Anne-Lise Coste, revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York.
Si Anne-Lise Coste « emmerde (toujours) tous les systèmes de contrôle », elle nous propose ici en prime une accroche très duchampienne, clin d’oeil au militantisme Queer. Titre à prendre, qui sait, comme l’envie d’éveiller/de réveiller en nous une énergie libératrice et d’étancher une soif d’hédonisme, en réaction aux méfaits dévastateurs des règles et pesanteurs régissant le fonctionnement du monde d’aujourd’hui.
Cet acte poétique radical que nous montre à voir l’artiste résonnera, peut-être, comme une invitation à casser les chaines qui nous entravent…

Zurich juin 2017, 21h47, dans un bel  appartement chaleureux, neuf et bien décoré. Ma belle-sœur (38ans) et son voisin (environ 40) dégustent du vin rouge au coin d’une table en bois. Je rentre d’un rendez-vous annulé, mon amie a dû s’occuper de son fils plus tard qu’elle ne l’espérait, pas de vodka tonic au cocktail bar. Elle était très désolée, j’ai tout fait pour la rassurer. J’en ai profité pour marcher sous la pluie sans parapluie, l’air était chaud, tropical c’est toujours bien.

Je me défais de mes chaussures trempées, je vais dire un rapide bonsoir car du coup je vais regarder la deuxième mi-temps de la finale de la ligue des champions Real Madrid – Juventus de Turin. Beau match, plein de buts. Je lis un peu avant de m’endormir. Pas plus. 
Le lendemain, N, ma belle-sœur me fait part du grand étonnement de R, son voisin, la veille face à mon « Je vais regarder le match ». 
Il lui a demandé – une fois que j’ai quitté la cuisine pour le canapé télé – « Vraiment, elle va regarder le match là, c’est sérieux elle aime le foot ? »

Oui.

Oui oui oui oui oui oui oui oui oui.

Oui, une femme peut aimer le foot

Oui.

Et Une femme peut aimer le sexe

Une femme peut aimer le bleu

Une femme peut aimer les poires

Une femme peut aimer la cuisine au feu bois

Une femme peut aimer le design

Une femme peut aimer la pizza aux trois fromages

Une femme peut aimer les êtres humains

Une femme peut aimer une femme

Une femme peut aimer le cul

Une femme peut aimer l’argent

Une femme peut aimer la liberté

Une femme peut aimer le sang

Une femme peut aimer la laideur

Une femme peut aimer le jambon

Une femme peut aimer les films noirs

Une femme peut aimer les éponges

Une femme peut aimer les voitures

Une femme peut aimer les chats

Une femme peut aimer boire à la bouteille

Une femme peut aimer les faits historiques

Une femme peut aimer planter des choux

Une femme peut aimer les autoroutes

Une femme peut aimer le jazz

Une femme peut aimer les algorithmes

Une femme peut aimer la drogue

Une femme peut aimer son ventre

Une femme peut aimer les tiroirs

Une femme peut aimer le gel

Une femme peut aimer les assiettes

Et aussi les hommes, les chevaux, les pierres précieuses, le sable, la mort, le vent, la voile, la géographie, la glace, la merde, la religion, le mariage, les moulins, les plantes grasses, les roses roses, les montres, les expositions de Lee Lozano, les fleuves, les CDs, le poivre, l’odeur du diesel, les déserts, les os, les bouts de bois , la terre.

ALC

Exposition du 7 au 23 septembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 septembre à 18h
. Café art-philo samedi 9 septembre à 17h : « L’art : subversif ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
. Finissage samedi 23 septembre dès 15h30

Dans le cadre de notre partenariat avec N°5 Galerie, Anne-Lise Coste participera également à l’exposition « Exercices de style #2 », avec Hélène Hampartzoumian et Roman Viguier, du 12 septembre au 28 octobre 2017 En savoir plus

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Expo « Variables moments » – 12-28 janvier 2017 : Julien Bouissou, Joël Renard

Par cette invitation faite à Julien Bouissou et Joël Renard, le lieu multiple montpellier propose deux interprétations du travail de la forme dans la création artistique contemporaine, questionnant qui plus est les dimensions du geste et de la combinatoire des éléments…

La démarche plastique de Julien Bouissou emprunte la voie de différents supports et médiums (peinture, sculpture, photographie, installation, performance) dont chacun éclaire singulièrement sa recherche. Ici, il poursuit son travail  formel du geste (évoquant la calligraphie comme un manifeste de l’action de tracer) et du rapport matière/couleur/lumière. Issues de procédés techniques complexes de transferts entre supports-matériaux (plâtre, céramique) et pigments (acrylique, peinture en bombe,…), les oeuvres proposées en séries expriment pourtant merveilleusement la quête de sobriété. En écho, des photographies sont présentées, sur la base du corps comme sujet et support d’expérimentation d’effets de lumière.

Joël Renard aime à considérer des éléments empruntés au champ du dessin, de la sculpture traditionnelle ou à l’environnement quotidien (bois, béton, tissus, oranges séchées,…) comme source à construire des dialogues sans histoire, des paroles muettes. Loin d’être pensés comme des formes arrêtées mais plutôt comme des gestes inscrits temporairement, ses arrangements se caractérisent par leur nature à la fois fragile et humble, se jouant d’une probable faillite de la modernité. L’architectonique des formes devient construction cinétique de pacotille, au service de la dérision…

Exposition du 12 au 28 janvier 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 12 janvier à 18h
. Finissage samedi 28 janvier dès 15h30
avec performance de Julien Bouissou à 17h

Puis sur RV jusqu’au 4 février 2017

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voir la vidéo de la performance de Julien Bouissou

Expo « Tempus fugit » – 2-18 juin 2016 : Helga Stüber-Nicolas

Après avoir pratiqué la peinture, la photographie et le dessin, Helga Stüber-Nicolas a développé depuis des années un travail autour d’un médium exclusif, le crayon de couleur.
Le détournant de sa fonction de base – tirer un trait, dessiner – elle expérimente ses possibilités à travers sa matérialité et non plus sa fonction. La mine est séparée de son bois par le taille-crayon puis l’artiste explore les potentialités de ces deux matériaux que rien ne prédestinait à la fragilité, à la légèreté, à l’abstraction : c’est dans la destruction du crayon que la création se fait.
La notion du temps est essentielle pour Helga Stüber-Nicolas, la minutie de son travail ‘slow art’ est à contre courant du temps social, du zapping. Aujourd’hui, au-delà de ce processus de création lente, l’artiste reprend son expérience de photographe pour introduire cette technique dans son nouveau travail, présenté au lieu multiple montpellier.
Dans cette exposition, la photographie représente la rapidité du processus créatif, l’immédiateté du « clic ». Elle y est confrontée à la lenteur du travail du geste, de la matière, du temps, avec des procédés parfois complexes : photographies noir et blanc rehaussées d’encres de couleur, photographies en prise à des réactions photochimiques, diptyques photos-toiles ou photos-sculptures…
Toutes ces propositions à partir d’approches du temps qui passe entrainent l’imaginaire sur la fragilité de la matière, de l’existence, des traces que nous laissons.

Exposition du 2 au 18 juin 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
. Vernissage le jeudi 2 juin à 18h
. Atelier d’écriture
avec Daniel Rémy le jeudi 9 juin à 17h (sur inscription au 04 66 51 77 10 – places limitées)
. Finissage le samedi 18 juin dès 15h30
Puis sur RV jusqu’au 9 juillet

voir la vidéo du set musical « Minéral » de Dubovnik (4 juin)

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Expo « The size of the distant » – 20 janvier-6 février 2016 : Patrice Barthès

Le parcours chorégraphique de Patrice Barthès alterne des créations pour la scène conventionnelle, l’espace théâtral, et des projets in situ révélant une forte dimension plastique. Le lieu multiple montpellier propose, en collaboration avec la galerie AL/MA, un accrochage de son récent travail plastique sur le rapport du proche au lointain, The size of the distant.
« L’espace qui distant et éloigne deux points, deux endroits, deux lieux, est aussi le trajet, le parcours qui les lie et qui, donc, les rapproche.
Au moyen d’un odomètre je prends la mesure du parcours entre deux lieux du territoire. Une caméra fixée sur l’odomètre filme chacun des parcours dont le départ est fixé à l’heure du lever du soleil.
La distance parcourue est ensuite matérialisée par une bande de papier.
La distance fait titre.
J’enroule manuellement le papier au moyen d’une machine inventée pour l’occasion.
Il en résulte une pièce qui matérialise la distance entre deux lieux.
Je marche. Je fais le parcours. Je déploie le lien, je l’emploie en l’enroulant et je le fixe en un volume.
Je passe du vécu de la marche à l’œuvre de papier.
Je pourrais tracer ce vécu sur une carte ou en faire le récit. Mais je serais contraint de modifier l’échelle, contraint de figurer le parcours et le temps du parcours en entretenant l’illusion d’une possible représentation. Or les pièces que je produis ne cherchent pas à représenter. Elles sont des volumes générés par une longueur de matière qui correspond précisément à un parcours.
Une vidéo témoigne du parcours a priori de chaque œuvre. »
Patrice Barthès

Exposition du 20 janvier au 6 février 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
. Vernissage le jeudi 21 janvier à 18h avec évènement
. Performance sonore de Didier Aschour le jeudi 28 janvier à 18h30
.
Finissage le samedi 6 février, avec performance déambulatoire, à partir de 17h

voir la vidéo de l’évènement de Patrice Barthès lors du vernissage (réalisation d’une pièce)

voir la vidéo de la performance sonore de Didier Aschour

voir le diaporama de la performance déambulatoire lors du finissage

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Expo « La collection d’un amateur d’art éclairé marseillais » – 3-20 juin 2015

Deuxième volet de la théma Collection, le lieu multiple montpellier propose l’accrochage de la collection intime de Jean-Louis Marcos.
Jean Louis Marcos (1947-2012) est né à Aubin (Aveyron). De mère andalouse et de père républicain espagnol, architecte et peintre amateur, il a grandi dans une ambiance familiale créatrice, entouré de tableaux de Picasso, Goya, Velasquez, etc. Amoureux de livres et d’art il a exercé différentes activités de dessinateur, professeur, libraire, architecte, journaliste, écrivain et a progressivement affirmé sa raison de vivre comme critique et collectionneur d’art.
 Utopiste et exigeant, solitaire et convivial, il refusait toute contrainte matérielle ainsi que les situations confortables, cherchant en permanence des idées, des émotions et des visions nouvelles. 
Méditerranéen de cœur et Marseillais d’adoption, il a eu de nombreux amis écrivains, vidéastes, peintres, intellectuels…
Quelques jours avant de mourir, il avait commencé à envelopper ses œuvres, en donnant quelques explications sur leurs vies. Sa collection reflète sa vie.

Il y a tant de raisons, de motifs et de circonstances à collectionner l’art que je peux seulement essayer d’établir une sorte de liste. Forcément réductrice, fragmentaire, inachevée.
Je collectionne l’art parce que j’aime me réveiller, me gratter les orteils, remplir une feuille de sécurité sociale, manger du poisson, lire Montaigne, téléphoner en Angleterre et me brosser les dents face à lui. Comme toutes ces choses posent souvent des problèmes dans les musées et dans les galeries, le plus commode est d’avoir de l’art chez soi.
Je collectionne l’art pour le plaisir du pari d’avoir raison avant les autres.
Je collectionne l’art parce que je suis amoureux de ces belles florentines qui n’existent plus que dans la peinture.
Je collectionne l’art pour troubler les béotiens qui viennent quelquefois dîner chez moi.
Je collectionne l’art parce que j’aime l’art.
Je collectionne l’art parce qu’il est une des plus fortes présentation du rêve. Un des lieux rares où apparaissent les images des 10 000 magies et de leur infini pouvoir souple.
Je collectionne l’art pour rêver que je serai riche dans quarante ans.
Je collectionne l’art parce que je suis ami avec des artistes.
Je collectionne l’art pour avoir mon nom écrit en petits caractères dans un catalogue de vente du XXII ème siècle.
Je collectionne l’art parce que la vie est meilleure avec lui.
Je collectionne l’art parce qu’il est souvent difficile à regarder vraiment, les yeux ouverts.
Je collectionne l’art parce que les animaux n’en font pas.
Je collectionne l’art parce qu’en 1974 j’ai rencontré un contrebandier près de la frontière qui sépare la Guinée de la Côte d’Ivoire.
Je collectionne l’art parce qu’il dure souvent plus que la vie.
Je collectionne l’art pour distraire l’employé qui vient relever le compteur d’électricité.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable, quelquefois, de se battre contre mon malheur.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable, souvent, d’être l’allié de mon bonheur.
Je collectionne l’art parce que j’aime bien être le premier à acheter quelque chose à un jeune artiste.
Je collectionne l’art parce qu’en 1961 j’ai vu mon père avoir les larmes aux yeux devant une toile de Picasso.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable de jouer avec le temps.
Je collectionne l’art parce que c’est une drogue dure dont il est difficile de se désintoxiquer.
Je collectionne l’art parce qu’il me supporte sans rechigner.
Je collectionne l’art parce qu’il est infini.
Jean-Louis Marcos  (1990 )

Avec des oeuvres de : Jean-Baptiste Audat, Marc Aurelle, Georges Autard, Judith Bartolani, Ben, Jean Capdeville, Clémentine Carsberg, Jean-Jacques Ceccarelli, Pierre Chanoine, Minerva Cuevas, Mahmoud Dayoub, Jean-Louis Delbès, Georges Guye, Bruno Haroutiounian, Kamel Khelif, Jérémy Laffon, Lulu Larsen, Marie Marchand, Laurence Michoulier, Mouhamad Omran, Anne-Marie Pécheur, Groupe Radical, Olivier Rebufa, Sylvie Reno, Max Sauze, Nathalie Sauze, Christine Spengler, Jean-Jacques Surian, Philippe Turc, Claude Viallat, Ye Xin, …

Exposition du 3 au 20 juin 2015
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 4 juin à partir de 18h, avec performance de Véronique Brill « les cendres de l’éternité »
Soirée spéciale projection du film de Jean-Louis Marcos « l’art ? l’artiste ? le vernissage ? 50 artistes répondent » le vendredi 19 juin à 19 heures
Finissage le samedi 20 juin à partir de 16h

lire l’article de Montpellier magazine

lien vidéo de la performance de Véronique Brill

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