Expo « The size of the distant » – 20 janvier-6 février 2016 : Patrice Barthès

Le parcours chorégraphique de Patrice Barthès alterne des créations pour la scène conventionnelle, l’espace théâtral, et des projets in situ révélant une forte dimension plastique. Le lieu multiple montpellier propose, en collaboration avec la galerie AL/MA, un accrochage de son récent travail plastique sur le rapport du proche au lointain, The size of the distant.
« L’espace qui distant et éloigne deux points, deux endroits, deux lieux, est aussi le trajet, le parcours qui les lie et qui, donc, les rapproche.
Au moyen d’un odomètre je prends la mesure du parcours entre deux lieux du territoire. Une caméra fixée sur l’odomètre filme chacun des parcours dont le départ est fixé à l’heure du lever du soleil.
La distance parcourue est ensuite matérialisée par une bande de papier.
La distance fait titre.
J’enroule manuellement le papier au moyen d’une machine inventée pour l’occasion.
Il en résulte une pièce qui matérialise la distance entre deux lieux.
Je marche. Je fais le parcours. Je déploie le lien, je l’emploie en l’enroulant et je le fixe en un volume.
Je passe du vécu de la marche à l’œuvre de papier.
Je pourrais tracer ce vécu sur une carte ou en faire le récit. Mais je serais contraint de modifier l’échelle, contraint de figurer le parcours et le temps du parcours en entretenant l’illusion d’une possible représentation. Or les pièces que je produis ne cherchent pas à représenter. Elles sont des volumes générés par une longueur de matière qui correspond précisément à un parcours.
Une vidéo témoigne du parcours a priori de chaque œuvre. »
Patrice Barthès

Exposition du 20 janvier au 6 février 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
. Vernissage le jeudi 21 janvier à 18h avec évènement
. Performance sonore de Didier Aschour le jeudi 28 janvier à 18h30
.
Finissage le samedi 6 février, avec performance déambulatoire, à partir de 17h

voir la vidéo de l’évènement de Patrice Barthès lors du vernissage (réalisation d’une pièce)

voir la vidéo de la performance sonore de Didier Aschour

voir le diaporama de la performance déambulatoire lors du finissage

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Expo « La collection d’un amateur d’art éclairé marseillais » – 3-20 juin 2015

Deuxième volet de la théma Collection, le lieu multiple montpellier propose l’accrochage de la collection intime de Jean-Louis Marcos.
Jean Louis Marcos (1947-2012) est né à Aubin (Aveyron). De mère andalouse et de père républicain espagnol, architecte et peintre amateur, il a grandi dans une ambiance familiale créatrice, entouré de tableaux de Picasso, Goya, Velasquez, etc. Amoureux de livres et d’art il a exercé différentes activités de dessinateur, professeur, libraire, architecte, journaliste, écrivain et a progressivement affirmé sa raison de vivre comme critique et collectionneur d’art.
 Utopiste et exigeant, solitaire et convivial, il refusait toute contrainte matérielle ainsi que les situations confortables, cherchant en permanence des idées, des émotions et des visions nouvelles. 
Méditerranéen de cœur et Marseillais d’adoption, il a eu de nombreux amis écrivains, vidéastes, peintres, intellectuels…
Quelques jours avant de mourir, il avait commencé à envelopper ses œuvres, en donnant quelques explications sur leurs vies. Sa collection reflète sa vie.

Il y a tant de raisons, de motifs et de circonstances à collectionner l’art que je peux seulement essayer d’établir une sorte de liste. Forcément réductrice, fragmentaire, inachevée.
Je collectionne l’art parce que j’aime me réveiller, me gratter les orteils, remplir une feuille de sécurité sociale, manger du poisson, lire Montaigne, téléphoner en Angleterre et me brosser les dents face à lui. Comme toutes ces choses posent souvent des problèmes dans les musées et dans les galeries, le plus commode est d’avoir de l’art chez soi.
Je collectionne l’art pour le plaisir du pari d’avoir raison avant les autres.
Je collectionne l’art parce que je suis amoureux de ces belles florentines qui n’existent plus que dans la peinture.
Je collectionne l’art pour troubler les béotiens qui viennent quelquefois dîner chez moi.
Je collectionne l’art parce que j’aime l’art.
Je collectionne l’art parce qu’il est une des plus fortes présentation du rêve. Un des lieux rares où apparaissent les images des 10 000 magies et de leur infini pouvoir souple.
Je collectionne l’art pour rêver que je serai riche dans quarante ans.
Je collectionne l’art parce que je suis ami avec des artistes.
Je collectionne l’art pour avoir mon nom écrit en petits caractères dans un catalogue de vente du XXII ème siècle.
Je collectionne l’art parce que la vie est meilleure avec lui.
Je collectionne l’art parce qu’il est souvent difficile à regarder vraiment, les yeux ouverts.
Je collectionne l’art parce que les animaux n’en font pas.
Je collectionne l’art parce qu’en 1974 j’ai rencontré un contrebandier près de la frontière qui sépare la Guinée de la Côte d’Ivoire.
Je collectionne l’art parce qu’il dure souvent plus que la vie.
Je collectionne l’art pour distraire l’employé qui vient relever le compteur d’électricité.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable, quelquefois, de se battre contre mon malheur.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable, souvent, d’être l’allié de mon bonheur.
Je collectionne l’art parce que j’aime bien être le premier à acheter quelque chose à un jeune artiste.
Je collectionne l’art parce qu’en 1961 j’ai vu mon père avoir les larmes aux yeux devant une toile de Picasso.
Je collectionne l’art parce qu’il est capable de jouer avec le temps.
Je collectionne l’art parce que c’est une drogue dure dont il est difficile de se désintoxiquer.
Je collectionne l’art parce qu’il me supporte sans rechigner.
Je collectionne l’art parce qu’il est infini.
Jean-Louis Marcos  (1990 )

Avec des oeuvres de : Jean-Baptiste Audat, Marc Aurelle, Georges Autard, Judith Bartolani, Ben, Jean Capdeville, Clémentine Carsberg, Jean-Jacques Ceccarelli, Pierre Chanoine, Minerva Cuevas, Mahmoud Dayoub, Jean-Louis Delbès, Georges Guye, Bruno Haroutiounian, Kamel Khelif, Jérémy Laffon, Lulu Larsen, Marie Marchand, Laurence Michoulier, Mouhamad Omran, Anne-Marie Pécheur, Groupe Radical, Olivier Rebufa, Sylvie Reno, Max Sauze, Nathalie Sauze, Christine Spengler, Jean-Jacques Surian, Philippe Turc, Claude Viallat, Ye Xin, …

Exposition du 3 au 20 juin 2015
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 4 juin à partir de 18h, avec performance de Véronique Brill « les cendres de l’éternité »
Soirée spéciale projection du film de Jean-Louis Marcos « l’art ? l’artiste ? le vernissage ? 50 artistes répondent » le vendredi 19 juin à 19 heures
Finissage le samedi 20 juin à partir de 16h

lire l’article de Montpellier magazine

lien vidéo de la performance de Véronique Brill

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