Expo « Tempus fugit » – 2-18 juin 2016 : Helga Stüber-Nicolas

Après avoir pratiqué la peinture, la photographie et le dessin, Helga Stüber-Nicolas a développé depuis des années un travail autour d’un médium exclusif, le crayon de couleur.
Le détournant de sa fonction de base – tirer un trait, dessiner – elle expérimente ses possibilités à travers sa matérialité et non plus sa fonction. La mine est séparée de son bois par le taille-crayon puis l’artiste explore les potentialités de ces deux matériaux que rien ne prédestinait à la fragilité, à la légèreté, à l’abstraction : c’est dans la destruction du crayon que la création se fait.
La notion du temps est essentielle pour Helga Stüber-Nicolas, la minutie de son travail ‘slow art’ est à contre courant du temps social, du zapping. Aujourd’hui, au-delà de ce processus de création lente, l’artiste reprend son expérience de photographe pour introduire cette technique dans son nouveau travail, présenté au lieu multiple montpellier.
Dans cette exposition, la photographie représente la rapidité du processus créatif, l’immédiateté du « clic ». Elle y est confrontée à la lenteur du travail du geste, de la matière, du temps, avec des procédés parfois complexes : photographies noir et blanc rehaussées d’encres de couleur, photographies en prise à des réactions photochimiques, diptyques photos-toiles ou photos-sculptures…
Toutes ces propositions à partir d’approches du temps qui passe entrainent l’imaginaire sur la fragilité de la matière, de l’existence, des traces que nous laissons.

Exposition du 2 au 18 juin 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
. Vernissage le jeudi 2 juin à 18h
. Atelier d’écriture
avec Daniel Rémy le jeudi 9 juin à 17h (sur inscription au 04 66 51 77 10 – places limitées)
. Finissage le samedi 18 juin dès 15h30
Puis sur RV jusqu’au 9 juillet

voir la vidéo du set musical « Minéral » de Dubovnik (4 juin)

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Expo « Sculptures anonymes » – 31 mars-16 avril 2016 : Swen Renault (invité : Yannick Délen)

En 2013, Swen Renault se faisait remarquer* avec « Killing Becher », clin d’oeil malicieux au long travail du célèbre couple de photographes : même recherche formelle – sur Internet – de châteaux d’eau (mais en cours de destruction), même format, même encadrement, même mise en exposition…
Avec sa série « Sculptures anonymes », qui reprend le même titre que celui du premier livre des Becher, Swen Renault propose aujourd’hui le résultat d’une pratique protocolaire et régulière de la photographie, où le regard se pose sur des formes et choses du quotidien auquel on ne prête plus attention. Nombres d’entre elles en effet sont vouées à disparaitre en silence alors même qu’elles régissent inconsciemment nos façons de vivre une ville, un lieu, une époque.
Ces sculptures sont issus de la production industrielle de masse. Elles sont éphémères, trouvées au gré de marches, banales mais remplies d’attributs formels particuliers ou bien absurdes, drôles ou déconcertantes.
Elles sont anonymes car produites, placées, construites/détruites par un inconnu dont la portée du geste était dénuée d’attributs artistiques, dont l’intérêt premier n’était pas celle d’une création.
Pour son exposition au lieu multiple montpellier, Swen Renault invite Yannik Délen, camarade de promotion de l’Ecole nationale supérieure de la photographie. Ce dernier présente « Souhaits », un regard sculptural sur des mouchoirs pliés, banals objets du quotidien proposés comme sujets de contemplation…

*Prix Réponse Photo Boutographies 2014 et 1er Prix OFF festival 2015

Exposition du 31 mars au 16 avril 2016
du mercredi au samedi, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 31 mars à 18h
Lelieumultiplemontpellier_Alexandre_Bena_16avril2016_1Finissage le samedi 16 avril dès 15h30
+ rencontre avec Alexandre Bena
autour de son travail photographique
« ça sent le sapin »
(puis sur RV jusqu’au 7 mai 2016)

 

 

Swen Renault et Yannick Délen seront également exposés au n°5 galerie à Montpellier (5 rue Ste Anne) du 4 mars au 28 mai 2016

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Expo Boutographies – 4-25 avril 2015 : Carruzzo&Lenthéric / Alexandre Bena / Stéfane Despax

(Dans le cadre de la section « Hors les murs » des Rencontres photos « Les boutographies »)

« Inbetween is always better_»

«(…) L’humain est au delà des genres, au delà des sexes, des races, au delà de l’ego, vivant en métamorphose.
C’est dans cette fluidité, dans cette faculté de métamorphose qu’est, ou plutôt que marche, que glisse, que court, que se meut, se transforme l’humanité. Nous naissons mouvants, ne nous fixons à aucune illusion égotique, à aucun «je» économique. À aucun sexe. A aucun genre.(…) »
Isabelle Sorente, in Je suis une créature

En 2011, Sébastien Lenthéric et Axelle Carruzzo découvrent le travail de la photographe et écrivaine Claude Cahun (1894-1954) et démarrent ensemble le projet “Cas_1” qui entremêle théâtre, vidéo, concert et performance autour de la figure de l’Hermaphrodite. Depuis, ils partagent cette interrogation sur le Genre au-delà du sexuel, un questionnement rituel politique et mythologique sur l’identité intime et la multiplicité d’être au monde.
Fille ou garçon ? La réponse n’est parfois pas si évidente. Quand parents, médecins et psychologues doivent composer avec l’intersexualité…
Si l’on en croit les statistiques, tout nouveau-né est soit un garçon, soit une fille.
Et pourtant, ce n’est pas toujours aussi simple à déterminer. Le sexe biologique d’un être humain s’exprime en effet à plusieurs niveaux et chez les intersexué(e)s, l’apparence physique ne va pas forcément dans le même sens que les chromosomes.
Comme le note Tom Reucher psychologue clinicien « il peut exister dans la génétique des cas d’embryons chimériques ». Même si ces cas sont rares, ils existent dans la vie. Les individus qui en résultent comportent deux formules génétiques différentes dans diverses parties de leur corps. Ils ne sont pas spécialement reconnaissables ».
Ni d’un genre ni de l’autre : La chimère, figure récurrente dans notre travail, appartient au territoire de l’entre deux et, à l’égal de l’hermaphrodite, elle fait écho à une mythologie commune. Déplacer le débat du genre sur un terrain poétique et artistique, c’est sortir de la pensée binaire et dire que ces questions peuvent faire écho à tout un chacun.
L’exposition « Inbetween is always better_» est pensée comme un kaléidoscope qui confronte, met en regard, joue des identités multiples que composent les visions subjectives de plusieurs artistes.
À cette occasion, _carruzzo&lenthéric invitent Alexandre Bena et Stéfane Despax à partager ce jeu, qui nous rappellent que l’identité est aussi une question d’imaginaire.

Exposition du 4 au 18 avril 2015 : du mercredi au dimanche, de 15h30 à 19h
Vernissage le jeudi 9 avril à 18h
jusqu’au 22 mai : sur RV uniquement

lire l’article de Montpellier Magazine

lire l’article de Contemporanéités de l’art

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Expo Boutographies – 17 mai-1er juin 2014 : Olivia Pierrugues / Benjamin Guillemot

 Le lieu multiple montpellier accueille la section « hors les murs » du festival de photos « Les boutographies », en présentant le travail de 2 artistes prometteurs :

Olivia_Pierrugues_2Heurts

de Olivia Pierrugues

Poursuivant un travail essentiellement construit à partir de la notion de ferveur, depuis son sens étymologique d’effervescence, d’élan et d’enthousiasme, Heurts est le résultat de cette recherche, s’inspirant tout particulièrement du l’idée de «communauté de chair» propre à Francis Bacon et de sa croyance en l’univers comme confrontation de forces. La série cherche à rendre compte, par la confrontation d’images à la fois visuelles et textuelles, d’un certain état de corps à la limite de la fièvre, entre violence et sensualité, combat et désir, dans un rapport de forces presque animal.

guillemot3Glitch

de Benjamin Guillemot
Le glitch (anomalie électrique, électronique en anglais), ou le bug, est un évènement qui intervient assez souvent sur les écrans, d’un ordinateur ou d’un poste de télévision. Lorsque cela se produit, la diffusion est dérangée : une quantité d’information est alors plongée dans une contradiction entre la machine et l’émetteur.
Le glitch génère quelque chose d’abstrait, de fantasmatique, d’utopique, d’inexpliqué, de poétique de par les jeux de pixel et jeux de couleur qu’il produit. L’émission devient d’une certaine façon abstraite, mélangeant les informations de la machine pour en modifier l’image. L’électricité manifeste, trouble, déconstruit, reconstruit, créant comme un stand by dans la médiatisation. Le média devient médium…

17 mai-1er juin 2014 – du mercredi au dimanche, de 15h à 19h.

télécharger le communiqué de presse

diaporama du vernissage (23 mai 2014) :

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